Par : alainh

Toponymie de St-Julien-du-Sault

Toponymie de St-Julien-du-Sault

La version la plus courante de l’origine du nom de Saint-Julien-du-Sault est attribuée à saint Julien de Brioude, soldat romain converti au christianisme et martyr en 304 qui, pour échapper à ses poursuivants, saute (saltus, signifiant originellement « sault, bond, bondissement ») avec son cheval du haut de la colline qui surplombe Saint-Julien ; il touche terre et une source jaillit.

Une hypothèse attribue l’origine à Taranis cavalier dit anguipède, barbu et triomphant. Ce dieu gaulois aurait été assimilé lors de la conquête romaine à un lieu de culte dédié à Jupiter (dieu de la Triade capitoline) qui a souvent été christianisé sous le nom de saint Julien. En outre, afin de mieux coloniser la Gaule, un légionnaire romain pouvait se voir offrir un saltus. Une autre hypothèse attribue au premier fort le nom de l’empereur Julien (tout comme pour l’empereur Florentin et le fort Saint-Florentin). Le nom du saint-martyr de Brioude se confondant avec celui des lieux. Il est à noter que la charte de Louis le Jeune fait état de Sanctus-Julianus-de-Salice : Salice étant le saule. Il s’agirait donc de « Saint-Julien-du-Saule ».

Sources : Wikipédia

Par : alainh

Chapelle Saint-Julien

Chapelle Saint-Julien

Appelée communément chapelle de Vauguillain (« vallée de Guillaume »), la Chapelle Saint-Julien a été bâtie à l’intérieur de l’enceinte du château de Vauguillain et surplombe le bourg sur une colline au-dessus de Saint-Julien. Elle est mentionnée dès 1193 dans une charte de Gui, archevêque de Sens. Elle est un exemple de la propagation de l’art gothique en Sénonais. Elle domine la ville à laquelle elle a donné son nom et dont elle fut la paroisse primitive.

La chapelle a été unie à la collégiale Saint-Pierre par l’archevêque de Sens, Tristan de Salazar, le 31 juillet 1492, mais des offices continuèrent d’y être célébrés jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. On y célébrait des mariages et on y montait en procession. À la suite de l’abandon du château, un premier ermite, Frère Placet s’installa dans l’enceinte en 1648, un second ermite, frère François Chalon, lui succéda. Il fut inhumé dans la chapelle, le 11 octobre 1701.

Depuis la Révolution, la chapelle est vendue plusieurs fois successivement à des propriétaire jusqu’à être abandonnée en ruine en 1853. Amputée d’une partie de sa nef, elle ne comprend plus aujourd’hui que deux travées. Son dernier propriétaire, le docteur Bernard Chérest, la fait classer Monuments Historiques en 1958 et en fait don à la ville de Saint-Julien-du-Sault en 1962.

En 1981, un grand chantier de restauration qui va durer plusieurs années est entrepris par la commune avec l’aide de la nouvelle Association culturelle de Saint-Julien-du-Sault. Les murs d’enceintes sont reconstruits et la toiture est refaite, seul l’intérieur de la chapelle n’est pas refait.

Sources : Wikipédia