Par : alainh , domic
Publié : 21 juin

Lundi 12-vendredi 16 : Montgreleix (15)

Du lundi 12 au vendredi 16 juin 2016, séjour à Montgreleix dans les Monts du Cézallier, organisé et accompagné par Dany et Joël Moreau et Dominique Babut avec l’aide de Joële et René Bourdin et Yannick Serpereau pour les parcours de randonnée et du bureau de la Galissonne pour l’intendance.

Situé au coeur de l’Auvergne entre les Monts Dore et les Monts du Cantal, le plateau du Cézallier est composé essentiellement de pâturages (les estives accueillant de mai à septembre des troupeaux de vaches Salers, Aubrac, Montbéliarde) et de tourbières. Il offre des paysages variés alternant grands espaces et vallées boisées. Ces paysages résultent des coulées de lave (basalte) et du travail de l’érosion glaciaire. Le point culminant est le Signal du Luguet (1551m).
https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9zallier

46 randonneurs ont séjourné au Village Vacances du Lac des Estives à 1220m sur la commune de Montgreleix à la limite des départements du Cantal et du Puy-de-Dôme. En plus d’un panorama superbe sur le massif du Sancy et les Monts du Cantal un petit lac a fait notre bonheur pour le spectacle des levers et couchers de soleil, les balades nocturnes et la pêche à la mouche pour les 2 René, après les randos bien sûr !
http://www.lac-estives.com/http://www.lac-estives.com/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Montgreleix

Lundi 12 juin :
Départ en bus à 06h00 et arrivée à 12h00 au Lac des Estives.
Après le pique-nique devant l’ancien buron servant de salle de restauration les choses sérieuses commencent.
Boucle de 12,0 km accompagnée par Dominique, Joële et René en passant par le Lac, le Buron de Naufonts, le Saillant , les Rioux, la Traverse, le Fayet, Condeval, la Gazelle, le village de Montgreleix, les Gardettes, le Lac et retour au Lac des Estives.

Dénivelé : 350 mètres + ; 350 mètres -.

Temps chaud.

Première découverte des paysages du Cézallier avec panorama sur les monts du Cantal et du Sancy. Traversée de prairies fleuries : le mauve des scabieuses, raiponces et pensées sauvages, le jaune des salsifis sauvages, des orchidées à foison. Et les vaches ! Une curiosité au détour d’un chemin au lieu-dit la Traverse, les bulbes cuivrés d’un monastère orthodoxe. Sur le parcours, la cascade du Saillant sur le ruisseau du Bonjon et sur ce même ruisseau la cascade du Moulin de Vigouroux (ruines à côté) entre le Fayet et le Godde.

Au retour, installation dans les gîtes suivie d’un pot d’accueil (pétillant pomme-châtaigne, Avèze) offert par Marilyne et Sébastien, nos hôtes. Puis, pour réconforter les organismes sollicités par la marche, le traditionnel aligot saucisses.
Pour finir la soirée, inauguration de la présentation d’objets insolites à découvrir. Imagination au rendez-vous.

Mardi 13 juin :
Départ en bus pour Marcenat, petite commune distante de 10 km.

Boucle dans les estives de 9,7 km ou de 12,5 km pour les plus courageux accompagnée par Joël, Dany et Yannick. Départ sur le parcours fléché Tour du Cézallier (une vache rouge sur fond blanc), puis passage dans la montagne de la Malmouche, la montagne des Ceppes, la montagne de Sagne Redonde, la montagne de la Bastide et retour à Marcenat. A partir de Marcenat boucle supplémentaire au dessus du village pour certains.

Dénivelé : 260 mètres + ; 260 mètres -.

Temps chaud.

Randonnée au milieu des troupeaux de vaches toujours très intéressées par les randonneurs qui passaient au large : des Salers aux cornes joliment incurvées et à la belle robe brun roux, des Aubracs aux jolis yeux et des Montbéliardes. Des oiseaux aussi, beaucoup de milans royaux à la longue queue rousse triangulaire, profondément échancrée, typique de l’espèce. Et des fleurs de toutes les couleurs, pas toujours faciles à identifier ! Quelques gentianes fleuries ignorées par les vaches. Beaucoup d’angéliques au bord des chemins. Et des tapis de pensées.

A l’arrivée visite du village de Marcenat, village au site remarquable entre les monts du Sancy et les monts du Cantal. Fontaine bienvenue après l’effort !
Présentation du village :
http://www.marcenat15.fr/pr%C3%A9sentation/
Après le passage à Allanches à la cascade des Veyrines (sous l’oeil du drone de notre chauffeur Thierry), retour au village vacances et pause piscine bien appréciée par un certain nombre d’entre nous avant d’entamer la soirée gastronomique qui s’ouvrira avec la "marquisette" de notre ami Joël et d’autres apéritifs et amuse-bouche maison du Gâtinais et qui se refermera sur d’autres présentations d’objets insolites.
Durant la nuit, le tonnerre et les éclairs d’un bel orage.

Mercredi 14 :
Départ en bus pour se rendre à Espinchal, village du Puy-de-Dôme à environ 10 km.

Randonnée en ligne de 8,7 km accompagnée par Dominique, Joële et René jusqu’à La Godivelle (63) en passant sur le GR30, le tour du Cézallier par la Prunayre, Sandalouze, la Montagne de Janson et le Lac d’En-Haut (lac d’origine volcanique), le village de la Godivelle, le Lac d’En-Bas (lac d’origine glaciaire) et retour au village.

Dénivelé : 335 mètres + ; 185 mètres -.

Température plus fraîche.

Une bonne grimpette sur le GR jusqu’au Lac d’En-Haut (et même au-dessus jusqu’à la croix pour les infatigables). Et descente, toujours sur le GR au Lac d’En-Bas.
Pique-nique sur la place de l’église et visite du village. La Godivelle est la commune la plus haute du Cézallier. Renseignements exhaustifs sur ce village en cliquant sur le lien :
http://www.paysdauvergne.fr/puy-de-dome/la-godivelle-et-ses-deux-lacs.html
Une pensée pour Xavier qui nous avait tant parlé de ce village et ne pouvait être parmi nous.

La journée n’est pas finie : en bus nous rejoignons, pour une visite guidée, la tourbière de la Plaine Jacquot qui se trouve dans une dépression d’origine glaciaire du Cézallier, creusée au sein d’anciennes coulées basaltiques. Elle est entourée de vastes étendues pastorales et d’une plantation résineuse dans la partie nord. C’est sous la conduite de Gervais et de Teddy que nous empruntons le sentier sur pilotis de découverte des tourbières. Départ un peu perturbé par environ dix minutes de pluie. Des explications très intéressantes sur la formation et l’exploitation de la tourbe, sur la flore (sphaigne, droséra carnivore, comaret ou fraisier des marais, trèfle des eaux ...) et la faune (insectes). Regret de n’avoir pu observer la ligulaire de Sibérie, plante très rare des lieux humides du Massif Central ne fleurissant qu’en juillet-août. Mais nous avons vu les feuilles ! Merci à nos guides passionnants et passionnés.
Pour compléter cette découverte, visite de la Maison des Tourbières où l’on peut voir la momie de l’homme de Tollund (cadavre naturellement momifié d’un homme mort entre 375 et 210 av. J.-C., découvert en 1950 au Danemark dans une tourbière). Des maquettes très parlantes sur l’évolution de la végétation.
http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/maisons/maison-des-tourbieres.htm

Retour au bercail. Piscine, pêche à la mouche, balade autour du lac ou repos.
Apéritif, truffade délicieuse et, pour terminer la soirée vin pétillant offert par René P. et Jean-Mi qui ce jour là avaient vieilli d’une année ! Discours bien appréciés des 2 vedettes du jour. Un magnifique coucher de soleil pour clore cette journée bien dense. Mais certains, toujours en forme randonneront sur 3 km jusqu’au village avant de rejoindre leur lit.

Jeudi 15 :
44 randonneurs au départ à pied du village vacances.

Randonnée en ligne de 13,5 km pour rejoindre Egliseneuve-d’Entraigues sous la conduite de Dominique, Joële et René. Passage par les Gardettes, Montgreleix (arrêt à l’église), la Bastide, puis sur le Tour du Cézallier, Lascombe, Labro (ou la Touche pour certains pour un dénivelé moins important), la Marquerie, le Bac, Lavergne, la Cabane, Maubourg et Egliseneuve d’Entraigues.

Dénivelé : 240 mètres + ; 500 mètres -.

Température très chaude ! Quelques nuages menaçants.

Des estives et des sous-bois fleuris. Un épisode très drôle : dans une pâture un troupeau de vaches Salers dévalant la pente dans un itinéraire parallèle au nôtre et nous attendant en bas au bord du torrent pour ne rien rater du spectacle de notre troupeau traversant le gué sur les pierres ou les pieds bien emballés dans des sacs poubelles. Alignées derrière la clôture leur perplexité était évidente.
Pique-nique agréable sur un petit pont au-dessus d’un torrent. Une ombre bienveillante, la chaleur augmentant.
Visite du village d’Egliseneuve-d’Entraigues berceau du Saint-Nectaire et pause boissons fraîches surréaliste auprès d’Arsène le propriétaire de l’Hôtel du Cheval Blanc dont la sieste avait été perturbée par l’arrivée d’un troupeau de marcheurs.
http://www.sancy.com/commune/egliseneuve-dentraigues

A partir d’Egliseneuve-d’Entraigues 13 randonneurs (fatigués ou craignant l’orage) rejoignent en bus les cascades d’Entraigues et 33 marchent 3,5 km sur le GR30 qui longe les 2 cascades.

Puis rassemblement des troupes et montée en bus à la ferme "La Cîme des Prés" où l’on fabrique du Saint-Nectaire. 3,0 km (aller-retour) de montée dans l’estive et nous pouvons assister avec Stéphanie la productrice à la traite des 60 vaches du troupeau de Bleues du Nord et Montbéliardes. Dégustation de lait tiède tout frais.
Pour retrouver Stéphanie et comprendre la fabrication du Saint-Nectaire fermier :
http://www.lalocalerie.fr/actualites/du-saint-nectaire-fermier-a-la-cime-des-pres_76153

Après avoir rempli les soutes du car de Saint-Nectaire et autres fromages auvergnats, retour au village vacances où les festivités continuent puisque c’est au tour de Marie-Claude G. de fêter son anniversaire. Kir et grignotages tout en continuant la découverte des objets insolites qui continuent d’intriguer.
Pour clore le séjour la traditionnelle potée auvergnate bien arrosée de bonnes bouteilles tirées des caves de certains d’entre nous avec pour finir les digestifs maison.

Vendredi 16 :
Il faut quitter le Lac des Estives et ses sympathiques propriétaires.
Départ en bus vers 09h00 pour se rendre à Boutaresse (63) à environ 20 km.

Randonnée en ligne de 8,5 km accompagnée par Joël, Dany et Yannick pour rejoindre le Luguet . Marche sur le GR41 variante du Circuit du Tour du Cézallier en passant par Parrot, le Buffier, au pied de la Roche d’Aulhat et arrivée au Luguet.

Dénivelé : 265 mètres + ; 315 mètres -.

Température très chaude.

Des chemins herbus et fleuris dans les pâtures avec de jolis panoramas sur le Signal du Luguet, point culminant du Cézallier à 1551m, sur le Cirque d’Artoux.
http://www.anzat-le-luguet.fr/

Pique-nique dans le jardin bien fleuri et ombragé des propriétaires de la forge médiévale d’Anzat-le-Luguet, suivi de la visite de la forge située dans une ancienne étable. Emmanuel, l’artisan forgeron, en costume du 16ème siècle présente sa multitude d’outils et les techniques de la ferronnerie. Il finira par jouer avec le feu !
https://www.forgeduluguet.fr/.
http://www.lamontagne.fr/anzat-le-luguet/economie/commerce-artisanat/2016/08/11/au-cur-du-cezallier-emmanuel-correia-tient-la-forge-du-luguet-depuis-dix-ans_12032022.html
Le séjour se terminera par la boutique de bougies de Sandrine, sa femme qui nous fera également visiter la petite chapelle du Luguet.

Voyage retour rapide avec dans les têtes les souvenirs des magnifiques paysages qui avaient tant séduits Dany et Jojo et les avaient incités à nous concocter ce sympathique séjour !

Merci donc à Dany et Joël pour l’organisation de ces 5 jours. Merci à Dominique, l’enfant de la région qui les a secondés ainsi qu’à Joële, René et Yannick. Et merci au bureau de la Galissonne pour toutes les tâches logistiques.

Merci à nos hôtes Marilyne et Sébastien aidés par François et Annie les parents de Sébastien pour avoir su se rendre disponibles pour nous et avoir assuré un service de restauration de qualité.

Merci à Thierry notre chauffeur attitré pour son professionnalisme et sa convivialité.

Merci aux serre-file, infirmièr(e)s... et à tous ceux qui par leur altruisme ont maintenu le bien-être dans le groupe !
Il sera difficile de citer tous les noms, chacun se reconnaîtra. Nous avons tous participé à la réussite de ce séjour par notre bonne humeur (même de ceux un peu malades) et par l’apport dans les bagages de gâteaux maison salés pour les apéritifs, sucrés pour les pause café et pique-nique ainsi que de bonnes bouteilles de toute nature. La convivialité galissonnienne est restée fidèle à la tradition !
Et un merci particulier à tous ceux qui ont joué le jeu des objets insolites en fouillant dans leurs armoires et en stimulant nos méninges ! Des trésors ont été montrés.

Rendez-vous en septembre pour le prochain séjour.

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